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HYDROXYAPATITE

HYDROXYAPATITE | CERAFORM | TRIHA+ | CEMENTEK


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Généralité



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La société TEKNIMED fabrique de la poudre d'hydroxyapatite, utilisée pour le revêtement par torche plasma  des implants orthopédiques ou dentaires.
Nous proposons à nos clients des poudres de différentes granulométries.
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L'hydroxyapatite phosphocalcique de formule Ca10(PO4)6(OH)2 appartient à la famille cristallographique des apatites, composés isomorphes possédant une même structure  hexagonale. Ce composé est le phosphate de calcium le plus utilisé comme biomatériau.
Les principales utilisations de l’hydroxyapatite dans le secteur médical sont :

      - pour les révêtements de prothèses
      - pour l’élaboration de substituts osseux (types céramiques phosphocalciques, types 
        ciments ioniques…..)

Son intérêt résulte de sa parfaite biocompatibilité et de sa bioactivité [Oglivie A., 1987]. L'hydroxyapatite phosphocalcique cristallise dans le système hexagonal
(groupe spatial =P6 3/m) avec les paramètres cristallographiques suivants [Kay, 1964] :

                                                                       a = 9,418 Å,                c = 6,881 Å,                b = 120°.

La structure cristallographique de l'HAp consiste en un empilement quasi compact des groupements phosphate qui forment deux types de tunnels parallèles à l'axe c dans lesquels se localisent les ions Ca2+. Une des principales caractéristiques de la structure apatitique est d'admettre un grand nombre de substitutions qui laissent inchangée la structure cristallographique [Young, 1975] [Legeros, 1980]
Dans le tableau, quelques exemples de substitutions possibles sont consignés en considérant la formule chimique générale suivante :
                                                                       Me10(XO4)6(Y)2
 
L'existence de tunnels, dans lesquels sont situés les ions Y-, confère aux apatites certaines propriétés voisines de celles des zéolithes. Ainsi, les apatites présentent des propriétés d'échangeur d'ions (hydroxyde - fluorure - chlorure,...). Les tunnels peuvent également accueillir de petites molécules telles que H2O ou la glycine [Rey., 1984].


Quelques exemples de substitutions dans la structure apatitique :


MeXO4Y
Ca2+ REE3+
Na+SiO44-CO3F3-SO42-CO32-OH-O2-
Sr2+......AsO43-HPO42-S22-F-H2O
Pb2+
...  PO43-CO32-O2-Cl-N2
Mg2+   VO43-......I-
Ba2+   ...  Br-...


      Le diagramme de diffraction des rayons X [JCPDS n° 9-432] de l'HAp est présenté sur la figure ci dessous.

                                                    Diagramme de diffraction de RX d'une hydroxyapatite 



Cette possibilité de substitution, en particulier par les lacunes, permet l’existence d’hydroxyapatites non stœchiométriques. Le domaine d’existence se situe entre le phosphate octocalcique apatitique et l’hydroxyapatite stœchiométrique.

Cette non-stœchiométrie se traduit par :

- la présence de lacunes en site cationique et OH
- une teneur en OH- inférieure à 2 par maille
- un état de cristallinité d’autant plus médiocre que l’hydroxyapatite est éloignée de la stœchiométrie
- une solubilité de plus en plus grande lorsqu’on s’éloigne de la stœchiométrie

L’expérience montre que les hydroxyapatites précipitées rapidement sont non-stœchiométriques. La maturation en milieu aqueux d’hydroxyapatites non-stœchiométriques conduit, par un phénomène de surface, à une maturation de l’apatite et une évolution vers une phase de plus en plus stœchiométrique et de moins en moins soluble.


Différentes méthodes de synthèse des apatites


Plusieurs grandes voies de synthèse sont utilisées pour la préparation des apatites : la précipitation en voie aqueuse, la réaction solide-solide (voie sèche), la réaction en sels fondus, le procédé sol-gel, la voie des ciments.

Réactions en phase aqueuse

Les synthèses en phase aqueuse se font selon deux procédés différents : la méthode par double décomposition et la méthode par neutralisation. Ces procédés sont actuellement utilisés pour la production industrielle d’apatite.

La méthode par double décomposition [Hayek E.; 1963 ; Trombe, 1972 ; Arends, 1987] consiste à ajouter de façon contrôlée une solution du sel de cation Me dans une solution du sel de l’anion XO4. Le précipité est ensuite lavé et séché. Cette technique permet également d’obtenir des apatites mixtes (contenant deux cations différents) avec une maîtrise du rapport Me1/Me2. Les cations sont introduits simultanément dans le réacteur avec le rapport Me1/Me2 désiré, cela permet d’éviter une ségrégation lors de la précipitation. Les principaux inconvénients de cette méthode viennent de sa mise en œuvre qui nécessite beaucoup de matériel, et de sa vitesse de synthèse qui est plutôt lente.

La méthode par neutralisation consiste à neutraliser une solution de lait de chaux en y ajoutant une solution d’acide phosphorique. Cette réaction permet d’obtenir rapidement de grandes quantités d’hydroxyapatite phosphocalcique avec peu de matériel [Trombe, 1972 ; Osaka, 1991]. Il est également possible de synthétiser des fluorapatites.

Réactions en phase solide

La synthèse par réaction solide-solide consiste à chauffer un mélange réactionnel, constitué des divers sels des cations et des anions, dans un rapport Me/XO4 égal à 1,67. Ce mélange doit être parfaitement homogène pour permettre une réaction totale. La synthèse d’une fluorapatite phosphocalcique peut être effectué, par exemple, à partir de phosphate tricalcique et de fluorure de calcium selon la réaction suivante [Wallaeys R, 1952] :

                                    3 Ca3(PO4)2  +  CaF2  -------------------------------------  Ca10(PO4)6F2

Cette réaction s'effectue à 900 °C pendant plusieurs heures.
Dans le cas d’une réaction solide/gaz, le gaz provient soit de la sublimation d’un sel solide contenu dans le mélange réactionnel : la synthèse peut alors s’effectuer dans une enceinte fermée, soit par un apport extérieur sous forme d’un balayage du gaz réactif par exemple.

Réactions en sels fondus.

Cette méthode permet de se rapprocher des conditions de synthèse de certaines apatites naturelles. Des phosphates métalliques à structure apatitique ont ainsi été préparés. On a pu ainsi obtenir des cristaux qui sont le plus souvent mélangés à l’excès de réactifs de départ.

Réactions sol-gel.

Le procédé sol-gel est basé sur la polymérisation de précurseurs organométalliques de type alcoxydes M(OR)n. Après une hydrolyse contrôlée de cet alcoxyde en solution, la condensation des monomères conduit à des ponts oxo puis à un oxyde organique. La polymérisation progressive de ces précurseurs forme des oligomères puis des polymères en augmentant ainsi la viscosité. Ces solutions polymériques conduisent à des gels qui permettent une mise en forme aisée des matériaux (films denses et transparents, poudres ultra-fines, céramiques, ...) avec de nombreuses applications technologiques [Livage, 1992].

Réaction liquide/solide : la voie des ciments.

Les ciments phosphocalciques sont des ciments hydrauliques minéraux qui font prise grâce à des réactions acido-basiques entre des phosphates de calcium à caractère acide et des phosphates de calcium à caractère basique pour donner une hydroxyapatite phosphocalcique en phase unique.



Granulométrie disponible



RéférenceDimensions
T87-0301 à 30 microns
T87-305030 à 50 microns
T87-508050 à 80 microns
T87-8020080 à 200 microns



SEM x200

SEM x350

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